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The images in the following photo gallery are from work started in 1986.
It consists exclusively of black and white portraits of young people in nine countries in Europe and Central Asia.

I grew up surrounded by physically handicapped children in the institute of which my mother was the director. My father, himself was disabled (suffering from Ankylosing Spondylitis). He died, I was 13 years old.

Already passionate about photography, it is this moment that I choose to seize this medium in a quest of a past era that would be contemporary with his.

From this early wound and from the observation of the damage caused by the deforming gaze of « normal people » on the « others » in our society, were born the energy and determination to conduct this work for thirty-three years now.

The discovery of the work of Diane Arbus in the early 80s was also crucial in the direction of my artistic appraoch.
My heroes therefore belong most often to the « margin ».
However, they are never in a desperate state in their life.

I am interested in the fragile contours of this state of grace and innocence contained in adolescence; state condemned to alteration by nature, or by necessity, often also by the fault of violence suffered or done to oneself.

Fr

Les images figurant dans la galerie suivante sont extraites d’une série entamée en 1986.

Celle-ci se compose exclusivement de portraits en noir et blanc de jeunes gens dans neuf pays d’Europe et d’Asie Centrale.

J’ai grandi entouré d’enfants handicapés physiques dans l’institut dont ma mère était la directrice. Mon père, lui-même infirme (souffrant d’une Spondylarthrite Ankylosante) est mort alors que j’avais 13 ans. Déjà passionné de photographie, c’est ce moment que je choisis pour m’emparer de ce médium dans une quête inconsciente d’une époque passée qui serait contemporaine de la sienne.

De cette blessure précoce et de l’observation des dommages causés par le regard déformant des « normaux » sur le « rebut » de nos sociétés, sont nées l’énergie et la détermination à conduire cette œuvre depuis trente trois ans maintenant.

La découverte de l’oeuvre de Diane Arbus au début des années 80 fut également déterminante dans l’orientation de mon regard.
Mes modèles appartiennent donc le plus souvent à la « marge ».
Ils ne sont cependant jamais en situation désespérée : pas de guerre, mes handicapés sont presque toujours des sportifs de haut niveau…

Je m’intéresse aux fragiles contours de cet état de grâce et d’innocence contenu dans l’adolescence ; état condamné à l’altération par nature, par nécessité, souvent aussi par la faute de violences subies ou faites à soi-même.